|
L’Indonésie
s’étire de part et d’autre de l’équateur,
suivant un arc de plus de 5000 Km, depuis l’ouest de Singapour
jusqu’à la Papouasie Nouvelle Guinée à
l’est.
Plus vaste archipel au monde, l’Indonésie compte 17.000
îles, 80.000 Km de cotes, 50.000 Km carres de récifs
coralliens et 3,1 millions de kilomètres carrés de
mers tropicales. |
.
. . click to zoom . . .
|
A
l’extrême est de l’Indonésie, la Papouasie
occidentale, antérieurement Irian Jaya, partage une vaste
île avec la Papouasie Nouvelle Guinée (PNG).
L’archipel de Raja Ampat (les quatre rois en indonésien),
aujourd’hui province à part entière, s’étend
à l’ouest de la pointe nord-ouest de la Papouasie occidentale,
sur près de 40.000 Km carrés.
Situé
au sein du “triangle du corail“ (couvrant les Philippines,
l’est de la Malaisie, l’est de l’Indonésie
depuis Bali, jusqu’au nord de la Papouasie Nouvelle Guinée
et aux îles Salomon), cet archipel comprend quatre îles
principales, couvertes par une épaisse foret, et d’innombrables
îles plus petites et émergences rocheuses. |
|
La
beauté et la variété des paysages de Raja Ampat
sont époustouflantes. De grandes étendues de forêt
primaire couvrent les îles, offrant un habitat idéal
aux orchidées, marsupiaux, oiseaux de paradis,… |
|
Des
falaises escarpées et découpées par les flots
plongent des sommets des îles vers les profondeurs marines.
Ces tombants balayés par les courants sont autant de jardins
regorgeant de toutes sortes d’espèces de corail dur,
de corail mou ou de gorgones.
L’archipel
de Raja Ampat offre aux plongeurs d’innombrables récifs
coralliens, la plupart encore inconnus a ce jour, et la liste des
tombants, plateaux, patates, mangroves, lagons et épaves
de la deuxième guerre mondiale reste encore a écrire,
et semble sans fin.
|
|
|
Les
eaux limpides frémissent de la présence des bancs
de poisons pélagiques venus chasser dans le courant, des
raies manta, des dauphins, des requins, des baleines et des tortues.
|
 |
Mais l’oeil attentif aux habitants plus discrets des récifs
sera aussi ravi par le foisonnement exceptionnel de nudibranches
bariolés, les pieuvres aux anneaux bleutés, les poissons
mandarins, les crevettes arlequins, les poisons pierres, mais aussi
le roi du camouflage : l’hippocampe pygmée.
<Click
here to see more underwater photos
from Raja Ampat> |
L’exceptionnelle
richesse de la vie marine est largement due aux conditions climatiques
et topographiques idéales pour le développement des
récifs coralliens, mais aussi à une présence
humaine très limitée (31.000 habitants sont dispersés
sur plus de 5000 Km carres). L’épaisse forêt
couvre en effet des massifs karstiques arides, friables et découpés,
bien peu accueillants.
Les
rares habitants subsistent principalement grâce à la
pêche. Les méthodes traditionnelles, généralement
à la ligne, à partir de canoës creusés
dans le bois, sont suffisamment sélectives pour avoir un
faible impact sur l’environnement.
|
 |
Biodiversité
En
2002, l’ONG Conservation International a procédé
à un inventaire succinct des espèces présentes
dans la région de Raja Ampat (Rapid Assesment Project, RAP),
dont les conclusions sont enthousiastes :
« du fait de sa situation centrale au sein du triangle du
corail, associée à une variété exceptionnelle
de formes d’habitats sous-marins, la région de Raja
Ampat est susceptible de présenter la plus grande biodiversité
au monde pour la faune et la flore marines». Une étude
comparable, menée par The Nature Conservancy, a confirmé
ces conclusions.
|
|
Gerald
Allen, biologiste mondialement connu pour l’identification des
poissons et auteur de nombreux guides sur le sujet a participé
à l’inventaire mené par Conservation International.
Il a battu son record personnel en identifiant au cours d’une
seule plongée 284 espèces de poisson différentes!
Au total, l’équipe a identifié 828 espèces
de poissons sur les récifs, portant à 970 le total connu
a ce jour dans la région.
456 espèces de corail dur ont été recensées
pendant cette étude, soit plus de la moitié des espèces
connues au monde. Si l’on ajoute les campagnes précédentes,
565 espèces de corail dur ont été identifiées
dans la région de Raja Ampat. Aucune autre région de
taille comparable ne présente la même variété.
|
Cette
même étude conclue aussi à une diversité
exceptionnelle d’espèces de mollusques, dont le nombre,
699, dépasse les précédents records établis
en Papouasie Nouvelle Guinée et aux Philippines.
Sur proposition de Gerald Allen et Mark Erdmann, la région
de Raja Ampat est pressentie pour être inscrite au patrimoine
mondial de l’UNESCO. Le dossier est actuellement en cours d’instruction. |
La beauté de la nature immaculée de Raja Ampat, tant
sur terre que sous l’eau, est sans égal. L’éloignement
de toute infrastructure a jusqu’à présent freiné
le développement du tourisme. Hormis le MER, il n’y
a qu’un autre village vacance dans la région de Raja
Ampat, et seuls deux bateaux de croisière sont basés
dans la région, au départ de Sorong.
|
|
Dans
son numéro de novembre/décembre 2005, le magazine
Asian Diver a primé la région de Raja Ampat comme
«meilleure destination du moment », en titrant «
Kings of the Kings » (rois des rois). Son auteur, David Espinosa,
le rédacteur en chef du magazine, qualifie Raja Ampat de
« nirvana de la plongée », clamant que «
chaque plongée vous fera à coup sûr tomber à
la renverse ».
En juillet 2005, le magazine Action Asia a publié une chronique
sur Raja Ampat dans laquelle Pierre Constant qualifie la région
de « jardin d’Eden reste a l’abri des regards
».
Ces deux articles peuvent être consultés dans
la Revue de presse.
|
Alors que la réputation de Raja Ampat ne cesse de croître,
l’essor du tourisme dans la région est aujourd’hui
inévitable. Il est primordial que ce tourisme s’accompagne
de la préservation d’un environnement exceptionnel. |
| |
Pour
que Raja Ampat conserve la richesse et la beauté de sa nature
immaculée, il est en effet impératif d’orienter
l’industrie touristique vers un développement respectueux
de la nature et des populations locales. Le bureau local du tourisme,
Departemen Parawisata, est sensible aux propositions qui lui sont
faites en ce sens. Conscient que la préservation de l’environnement
est nécessaire pour assurer l’attractivité touristique
sur le long terme, mais aussi l’avenir des populations locales,
il s’efforce, avec l’appui des autres administrations
locales, de promouvoir un tourisme qui ne se fasse pas au détriment
de l’environnement. Le MER travaille étroitement avec
eux, et a notamment reçu leur soutien pour la location des
terrains et étendues marines.
|
|
|
|
|
 |
|